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16.7 ~ 21:00 → Théâtre du Marché aux Grains, Bouxwiller
18-24.7 ~ 22:10 → Laurette Théâtre, Festival Off d'Avignon


Une comédie de Marius Von Mayenburg
Traduction Laurent Mulheisen (L'Arche)
Mise en scène Thibaut Wenger
Assisté par Sophia Geoffroy
Scénographie Raffaëlle Bloch & Claire Schirck
Costumes Marie Guillon-le-Masne
Lumières Florent Jacob
Sons Geoffrey Sorgius

Avec Berdine Nusselder, Tristan Schotte, Nathanaëlle
Vandersmissen
, Matthieu Besnard, Laetitia Yalon, Jean-Pierre
Basté
, Aude Ruyter, Thibaut Wenger

Créé à La Comédie de l'Est dans le cadre du festival
Premiers Actes. Projet initié à L'L à Bruxelles dans le cadre
des productions de fin d'études de l'
INSAS. Accueilli en résidence
au
Théâtre du Marché aux Grains de Bouxwiller avec le soutien
de la
DRAC Alsace.
L'enfant froid se passe dans le monde de la classe moyenne européenne : il y a Papa, Maman, qui ont de l'argent et veulent le garder pour eux, leurs deux filles, Lena la rebelle et Tine la greluche, et leurs amants respectifs, Johann, qui confond toujours Lena avec une certaine Mélanie, et Henning, qui aime exhiber son sexe dans les toilettes des dames. Sans oublier un couple avec enfant, Werner et Silke, dont on croit, sans doute à tort, qu'ils n'ont pas grand intérêt. Jusqu'ici tout paraît évident...

Présentation de l'éditeur
On est dans un théâtre de l'après. Là où le capitalisme pathologique est parvenu à disloquer la communauté, les classes, le théâtre des solitudes, de la déliance. Il s'est déplacé dans le cercle privé des névroses individuelles, face à l'effondrement de l'idéologie du progrès. La momifiation guette. Incapables d'une relation, d'une communication avec l'autre, Lena, Papa, Tine, Henning, Werner tentent de s'accrocher à quelque chose qui donne sens, et cette vaine quête nombriliste et égoïste d'eux-mêmes les aliène et les désubstancialise, jusqu'à ne former que des fragments en lutte les uns contre les autres, unis, dans le meilleur des cas, par le corps à corps. C'est un peu sans appel, même si, lorsque Henning et Tine font l'amour, rachat par l'accouplement de celui qui n'aimait que montrer sa queue aux femmes, la didascalie précise : "c'est beau". Les jeunes adultes de Mayenburg n'ont, comme moi, rien connu d'autre que le règne du marché. Ici et là, ils cherchent des traces de lumière.
Thibaut Wenger

Bestiaire fracassé
"Ce pourrait être un morceau de rock joué par un orchestre bavarois, une fête un peu triste et extralucide. Le texte de Mayenburg est pourtant taillé. Le traitement du sol de la scénographie ramène le spectacle au seuil du jeu. Jouer à tenir debout et faire avancer Mayenburg à coups de glissades, jusqu'au bord du précipice.
La mise en scène de Wenger nous regarde regarder ses comédiens, beaux et présents. Sa collection de gueules à l'érotisme glacé s'agite au rythme des ruptures, rencontres et autres étirements temporels. Et si le spectacle s'approche avec une modestie féroce du Mépris de Godard, lui empruntant hors-cadre, mise en abîme et faux-raccords, Thibaut Wenger empile ses tentatives en les liant avec un venin caractériel, autistique et diablement sournois. Un genre de grostesque qui touche le nerf du plaisir. Dans la noirceur stagnante, la leçon est excitante."

Guillaume Malvoisin, Novo Magazine, novembre 2010
 
 
JEUNE CRÉATION EN HAUTE-ALSACE
VALLÉES DE SAINT-AMARIN,
MUNSTER ET ORBEY + COLMAR ET MULHOUSE